Championnat de France de triathlon longue distance... 6 médailles !
1 d’or, 4 d’argent et 1 de bronze. Bravo les filles ! Isabelle, Maud, emmenées par Carie, ont réussi avec brio. Ce 8 septembre elles deviennent vice championnes de France par équipe et chacune d’elles vice championne de France . Claude ajoute un titre en V5. Isabelle, Maud, emmenées par Carie, ont réussi avec brio, le challenge qu’elles s’étaient fixé de participer et terminer le championnat de France longue distance de Gérardmer. Après le titre régional par équipe obtenu à Lusigny, ce 8 septembre elles deviennent vice championnes de France par équipe derrière St Etienne et chacune d’elles vice championne de France dans les catégories S2 pour Maud, V1 pour Isabelle et V2 pour Carie qui obtient aussi une belle 3ème place au scratch Master. Claude ajoute au bonheur du club, un titre de champion de France en V5. Carie, Isabelle et Maud ont préparé minutieusement ce challenge au cours de l’été avec Philippe, Hervé et Claude qui s’y préparaient également. Depuis le stage à la montagne fin avril, elles ont enchaîné régulièrement les séances d’entraînement dans les trois disciplines selon une planification progressive concoctée par Maud en natation et Claude en vélo et course à pied. Ça a payé ! Au matin du 8 septembre, elles étaient dans leur meilleure condition physique, mais l’appréhension et la tension sont montées au plus haut niveau avant de s’élancer pour les 4000m de nage dans une eau à 15°. Bonnes nageuses, elles sont sorties de l’eau devant un bon nombre d’hommes. Pourtant cela aurait pu tourner court puisque Carie a eu une crise d’asthme après seulement 200 m de nage « Heureusement que j’avais emporté mon traitement, mais j’ai eu les poumons qui m’ont brûlée pendant toute l’épreuve, jusqu’à la ligne d’arrivée ». Maud était victime de crampes au mollet à mi-parcours « C’est certainement le froid, j’ai cherché un canoë pour m’accrocher, ils étaient un peu loin alors je me suis étirée et je suis repartie ». Après la natation, elles se sont élancées sur les 120 kilomètres de vélo. « J’ai fait le premier tour de 40 km complètement gelée déclare Isabelle. Je n’arrivais pas à me réchauffer ». Mais bien préparées mentalement, elles ont gravi, avec régularité, les neuf cols jalonnant le parcours, gérant très correctement leurs efforts et respectant leurs tableaux de marche. Pendant ce temps Philippe et Hervé cartonnaient à vélo. Claude en tête des V5 dès la natation s’attendait à un retour à vélo de son principal rival. Le retour fût plus tardif que prévu et c’est avec quelques secondes d’écart qu’ils quittaient tous deux l’aire de transition pour une course à pied déterminante. Pour Philippe, Hervé, Maud et Isabelle les 30 kilomètres de course à pied furent presque une formalité. Les corps étaient réchauffés et le temps était clément pas trop chaud. Quelques soucis digestifs mais rien pour arrêter leur détermination à boucler l’épreuve. Philippe et Hervé améliorent leur temps de l’an dernier de 43 et 39 minutes. Carie ressentait toujours sa crise d’asthme. Claude après un départ à pied très correct est rentré dans une phase difficile qui ne le quittera plus. Pour eux deux, la course à pied a été un long chemin de croix . Malgré tout la réussite était au bout. Le lendemain, Marion faisait 7ème minime fille d’une course avenir très relevée. Plus de 120 concurrents prenaient le départ. Yannick et Sébastien s’alignaient sur le courte distance avec un parcours vélo corsé par une côte à 15% à monter 3 fois. Pas de chance pour Yannick qui voyait son câble de dérailleur glisser ce qui l’a contraint à un abandon. Une étourderie du vélociste a qui il avait donné son vélo à réviser (ce ne sont pas les cycles Chailley, notre partenaire). Sébastien a bien négocié la côte à 15% et pour une première saison toujours en progression, il atteint brillamment ses objectifs. Aucun club de l’Aube ou de la Région n’a jamais réussi une telle moisson sur un championnat de France de triathlon. TG réalise une performance qui lui sera difficile à égaler et à renouveler. Les exploits de nos féminines serviront peut-être à reconsidérer la place du sport féminin dans notre société un peu macho ?